Le dépassement de soi

Il est rapporté dans le Talmud : "celui qui reçoit les souffrances avec amour fait venir le Machia’h".

Pourquoi est-ce si fondamental d’accepter les malheurs avec amour ? Parce que c’est un arrachement à la logique du monde. Être content lorsque ça fait mal, ce n’est pas « normal ». En prenant les souffrances avec amour, on s’arrache donc à la logique du monde. On est alors capable de donner un sens purement spirituel et métaphysique d’une relation entre soi et D-ieu, à ce qui nous arrive.

C’est cet arrachement au monde, cette capacité de vivre au-delà de tous les conditionnements de l’être qui fait venir le Machia’h. Le Machia'h vient lorsqu’on est capable de faire un acte de dépassement, qu’on n’obéit pas à des processus, qu’on n’obéit pas à ce que la nature nous impose de réagir.

Prenons l'exemple de la Tsedaka. Nous avons tous déjà eu cette mauvaise conscience qui nous amène à penser : « ne donne pas ton argent à cet homme, il n'est certainement pas un vrai pauvre, et puis, il n’a qu’à travailler comme tout le monde ! ». Cette réaction, c'est la réaction classique, celle qui refuse l'acte de dépassement. Nous voyons que ce que nous voulons voir, à savoir un homme en bonne santé physique tout à fait capable de travailler et de gagner sa vie. Mais, si à ce moment là, je décide de dépasser la simple vision des choses en disant « non, je donne tout de même un petit quelque chose à cet homme ! », alors s'opère une rupture de la logique de l’être qui est l’ouverture de la sphère messianique, et c’est cela qui fait venir le Machia'h.

Mais, "prendre les souffrances avec amour" ne concerne pas seulement les grands malheurs. Le Talmud rapporte : « celui qui cherche une pièce de monnaie dans sa poche et ne la trouve pas, c’est déjà un malheur, une souffrance ».

C’est dans l’adversité que D-ieu voit alors notre réel attachement à Lui. Il faut alors être capable d’accepter cela avec amour, être capable de traduire tous les petits événements de notre vie en exercice spirituel, de les recevoir en les interprétant de la meilleure manière possible (« j’ai raté mon train, c’est surement pour mon bien ! »).

Finalement, c’est de traduire tout message désagréable (souffrance) par un sens spirituel et une relation profonde avec D-ieu...

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