PESSAH : Les aliments Kacher Lepessah'

1. Les aliments kacher lépessa’h doivent être entreposés dans des endroits gardés jusqu’à la fête de Pessa’h, de peur que les enfants viennent y mettre du ‘hamets. Ainsi, on fera très attention, lorsque l’on triera le riz pour la fête, à ce que les enfants ne se trouvent pas à côté, de peur qu’ils y éparpillent ne serait-ce qu’une miette de ‘hamets. On achète les produits kacher lépessa’h chez des commerçants de préférence religieux et ayant la crainte de D.ieu.

2. Le riz, les poids, et toutes les qitniyot (les légumineuses), sont permis à la consommation pendant Pessa’h . Cependant, on fera très attention à bien trier le riz de peur qu’il s’y trouve un grain de blé ou d’une autre céréale interdite pendant Pessa’h. C’est pour cela que l’on triera le riz, de manière très minutieuse, trois fois avant la fête, et à un moment où les enfants ne se trouvent pas à proximité (voir 1.).

Cependant, nos frères ashkénazes, ont l’habitude d’interdire le riz, les poids et les qitniyot pendant Pessa’h. Egalement, certaines communautés séfarades (marocaines et certaines algériennes) interdisent de manger le riz, par peur de l’avoir mal trié. Un séfarade dont la coutume était d’interdire le riz et les qitniyot, pourra l’annuler en faisant une hatarat nédarim (annulation des vœux, à faire devant trois personnes, demander au rabbin comment procéder).

Quelqu’un qui s’interdisait le riz parce qu’il vivait chez ses parents, aura le droit de ne plus se l’interdire une fois qu’il sera marié et sera indépendant, sans faire de hatarat nédarim. De plus, même ceux qui s’interdisent de consommer du riz pendant Pessa’h, auront le droit de le garder chez eux tout au long de la fête, sans avoir à le vendre à un non-Juif.

3. Un converti, qui a fait sa conversion en Erets Israël, à l’obligation de suivre les enseignements du Choulkhan ‘Aroukh de Rabbi Yossef Qarro. Comme tous les Juifs séfarades et d’Erets Israël ont pris sur eux les enseignements du Choulkhan ‘Aroukh, un converti en Erets Israël, devient Juif séfarade (même si son père était Juif ashkénaze). Ainsi, au sujet de Pessa’h, il pourra manger du riz et des qitniyot, comme la coutume des séfarades.

4. Des aliments contenant de l’acide citrique produite à partir du blé, seront a posteriori permis à la consommation pendant Pessa’h, bien qu’ils ne soient pas certifiés « kacher lépessa’h ». Cependant, il sera préférable d’acheter ces aliments avant Pessa’h, afin d’être sûr que l’acide citrique n’y ait été mélangée pendant Pessa’h. Mais attention, a priori, les aliments que l’on consommera au courant de la fête, ne devront pas être achetés, même avant la fête, s’ils contiennent de l’acide citrique (jus d’orange, de pamplemous).

5. Il est permis, pendant Pessa’h, de consommer du fromage (kacher) ou des poissons qui furent salés avant Pessa’h, bien qu’on n’ait pas vérifié si le sel contenait des miettes de ‘hamets. Il ne sera pas nécessaire de les rincer. De la confiture produite avant Pessa’h, ne contenant pas de ‘hamets, mais cuite dans des ustensiles n’étant pas kacher lépessa’h, pourra être consommée pendant la fête.

Dans toutes ces lois, nos frères ashkénazes se montrent plus stricts, et interdisent de consommer tous ces aliments. Cependant, pour nous séfarades, qui allons selon le Choulkhan ‘Aroukh, il n’est pas nécessaire d’être plus stricts. Ainsi, quelqu’un qui enseignerait les lois de Pessa’h à des séfarades, n’a pas le droit de leur interdire ce que le Choulkhan ‘Aroukh a permis. Celui qui veut se montrer plus rigoureux, le fera pour lui-même et n’imposera rien aux autres !

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