PESSAH : Lois concernant le mois de Nissan et la fête de Pessa’h

Le mois de Nissan

Il est une mitsva (un commandement) de s’entretenir des lois de Pessa’h durant les trente jours qui précèdent la fête. C'est-à-dire depuis le lendemain de Pourim. Un érudit en Torah ne sera pas obligé d’interrompre son étude habituelle afin d’accomplir cette mitsva, en dehors de ce cas particulier, tout le monde doit se plier à la règle. C’est pour cela que, avec l’aide de D.ieu, l’association Néfech Hahaïm vous enverra quelques lois sur Pessa’h tous les jours, afin de vous permettre d’accomplir cette mitsva. וכל המזכה את הרבים זכות הרבים תלוי בו אשריו בעולם הזה וטוב לו לעולם הבא. Egalement, il est très important d’étudier les lois de Pessa’h durant la fête elle-même.

1. Durant tout le mois de Nissan nous ne disons pas les supplications « Vidouï et Ta’hanounim » après la prière du matin et de l’après-midi (Cha’harit et min’ha). En effet, tous les jours du mois de Nissan ont été, sont ou seront des jours de fête.

Comment ? Le premier Nissan, les Bnéi Israël (les enfants d’Israël) inaugurèrent le Sanctuaire dans le désert. Alors, pour remercier l’Eternel de cette inauguration, chacun des princes des douze tribus devait offrir un sacrifice de reconnaissance pour sa tribu. Ils firent ces sacrifices sur douze jours et chacun des jours état décrété « Yom Tov », c'est-à-dire un jour de fête. Le treize Nissan était le lendemain de ces fêtes, le lendemain de fête s’appelle Isrou ‘Hag et on ne dit pas de supplications pendant un Isrou ‘Hag.

Le 14 Nissan se trouve être la veille de Pessa’h, et les veilles de fête on ne prononce pas de supplication. Ensuite, ceux sont les sept jours de Pessa’h qui sont des jours saints de fête et de joie. Le 22 Nissan (ou le 23 pour l’étranger) est le Isrou ‘Hag de Pessa’h.

Donc, jusqu’au 22 Nissan on ne dira pas de supplication. Ensuite, étant donné que le troisième Temple שיב"ב, sera reconstruit durant Yom Tov de Pessa’h, car en Nissan nous fûmes libérés et en Nissan nous serons libérés, et qu’une règle nous interdit de mêler deux fêtes en une seule ; les sept jours de fête de la construction du troisième Temple auront lieu après Pessa’h.

Ainsi, tout le mois de Nissan se trouve être un mois de fête et la prononciation de supplication y est interdite.

2. Il est bien durant les douze premiers jours de Nissan, de lire la paracha de la Torah qui correspond à l’offrande offerte par les douze princes. Chaque jour on lira la paracha correspondante au prince du jour. Le 13 Nissan on lira du début de la paracha Béha’alotékha jusqu’à « ken ‘assa èth haménorah » (ainsi il fit la ménorah). La coutume est de lire ces parachioth dans un ‘Houmach. (Parachioth Nasso et Béha’alotékha dans le livre Bamidebar/ Les Nombres 7)

3. On ne décrète aucun jeûne sur la communauté durant tout le mois de Nissan. Cependant, celui qui veut jeûner seul, pourra le faire sauf durant les sept (huit) jours de Pessa’h ainsi que pour Roch ‘Hodech Nissan (le 1er du mois). Il est préférable également, de ne pas jeûner pour Isrou ‘Hag de Pessa’h (lendemain de fête). Celui qui a l’habitude de jeûner pour la azkara (anniversaire de la mort) d’un de ses parents, pourra le faire sans problème en dehors des jours susmentionnés. Dans les communautés où le ‘hatan et la kala (fiancé et fiancée) ont l’habitude de jeûner le jour de leur mariage, on pourra les faire jeûner même pendant le mois de Nissan. Cependant, la coutume répandue dans les communautés séfarades et orientales est que les fiancés ne jeûnent pas du tout le jour de leur mariage car il s’agit de leur jour de fête.

4. Durant le mois de Nissan, on ne dit pas dans la prière du matin les Psaumes « Ya’anekha Hachem béyom tsara » (Hachem de répondra le jour de la souffrance) et « Téfila léDavid haté Hachem ozenékha ‘anéni » (Prière de David, tends Ton oreille Hachem, réponds-moi), car ces deux Psaumes parlent de malheur, et rappeler les malheurs durant le mois de Nissan est déplacé. On ne dira pas non plus le passage « tsidekatékha » dans la prière de Min’ha (prière de l’après midi) du Chabbat durant tout le mois de Nissan.

La bénédiction des arbres (Birkat ha`ilanoth)

1. Durant le mois de Nissan, on doit dire, à la vue d’arbres en fleur, la birkat ha`ilanoth. En voici le texte : « Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou mélèkh ha’olam, chélo ‘hissèr bé’olamo kéloum, oubara bo bériyoth tovoth wé`ilanoth tovoth, léhanoth bahèm bénéi adam. » (Béni, Tu es, Hachem notre D.ieu, Maître du monde, dont rien ne manque dans Son monde et, qui créa dans celui-ci, de bonnes créatures et de bons arbres, afin d’en faire profiter les fils de l’homme.) On ne dit cette bénédiction qu’une fois dans l’année, durant le mois de Nissan. Les femmes doivent également dire cette brakha (bénédiction). On peut dire birkat ha`ilanoth la nuit en observant des arbres en fleur à l’aide d’une lumière électrique.

2. De préférence, on dira birkat ha`ilanoth sur des arbres se trouvant hors de la ville, mais ce n’est pas obligatoire. Ainsi, si on ne peut pas sortir de la ville par faute de temps, parce qu’on est faible physiquement, ou, a fortiori, si l’on risque de moins étudier la Torah à cause de cela, on pourra dire la brakha sur des arbres se trouvant en ville. Le mieux est de dire birkat ha`ilanoth en présence de dix hommes Juifs. Après avoir récité la brakha, ils diront les Psaumes « Chir hama’aloth béchouv Hachem èth chivath Tsiyon… » et « Hallélouqa hallélou èth Hachem mine hachamayim… », puis ils finiront par le Kadich yéhé chélama. Aussi, il est préférable qu’un seul homme dise la brakha au début à voix haute, puis les autres la répèteront à voix basse après lui.

3. On ne dit birkat ha`ilanoth que sur des arbres fruitiers en fleur. Cependant, si l’on s’est trompé en prononçant la brakha sur des arbres stériles, on ne redira pas la brakha à la vue d’arbres fruitiers en fleur. On doit dire birkat ha`ilanoth devant au moins deux arbres fruitiers de la même espèce, celui qui la dira devant des arbres fruitiers de différentes espèces sera digne de louange !

4. On ne dira pas birkat ha`ilanoth sur des arbres fruitiers greffés à partir de deux espèces différentes, car ils ont été créés contre la volonté du Saint Béni Soit-Il. Mais, si l’on s’est trompé et que l’on a dit la brakha, on ne la redira pas sur des arbres non greffés. Cependant, il est permis de dire birkat ha`ilanoth sur des arbres plantés dans les trois ans, bien qu’il soit interdit d’en profiter, car ils n’ont pas été plantés dans l’interdit.

5. Il est permis de dire birkat ha`ilanoth pendant Chabat et Yom Tov, mais il est préférable de la dire pendant la semaine, sauf si l’on craint de perdre la brakha.

6. Si, dès le premier jour de Nissan, à la vue d’arbres fruitiers en fleur, quelqu’un n’aurait pas dit birkat ha`ilanoth, il pourra encore la dire tout au long de Nissan lorsqu’il verra de nouveau des arbres fruitiers en fleur. Il n’y a pas lieu de repousser la brakha afin de la dire avec dix hommes Juifs.

7. On pourra dire birkat ha`ilanoth sur des arbres dont les fruits on commencé à sortir qu’à la condition qu’il y reste encore des fleurs !

Tiré du livre ‘Hazon ‘Ovadia du Grand Rabbin d’Israël Harav Ovadia Yossef Chlita

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