L'importance de la prière à la synagogue

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Principales idées qui seront exposées dans ce passage, versets à l’appui :

(1) D.ieu s’enquiert de celui qui s’absente exceptionnellement de la synagogue.

(2) D.ieu se met en colère quand le quorum de dix hommes n’est pas réuni à la synagogue. (3) Il est important de prier à un endroit fixe. (4) Il ne faut pas quitter la synagogue à grandes enjambées, mais on doit s’y rendre en courant.

 
Guémara :

(1) : Ravïn bar Rav Ada a déclaré au nom de Rabbi Yits’hak : Le Saint béni soit-Il s’enquiert de celui qui, contrairement à son habitude, s’absente un jour de la synagogue. En effet, il est dit (Yécha’ya 50,10) : « Qui d’entre vous craint D.ieu ? Il écoute la voix de Son servant qui est allé dans un endroit obscur où il est privé de lumière ». Selon Ravïn, le Saint béni soit-Il demande : « Qui d’entre vous » sait pourquoi le fidèle qui « craint D.ieu et écoute (d’habitude) la voix du servant (l’officiant), est allé (aujourd’hui) dans un endroit obscur » au lieu de venir à la synagogue ?

Et le prophète ajoute : S’il est allé accomplir un devoir religieux qui ne souffrait aucun retard, son action sera pour lui une source de lumière. Mais s’il a manqué l’office public pour vaquer à ses affaires, « il sera privé de lumière ». 

Et le verset conclut par cette exhortation : « Qu’il ait confiance dans le nom de l’Eternel ». Pourquoi lui reproche-t-on d’avoir donné la préséance à sa vie professionnelle aux dépens de l’office communautaire ? Parce qu’il témoigne ainsi d’un manque de confiance en D.ieu, qui accorde la subsistance à tous les êtres vivants. 

 
(2) Rabbi Yo’hanane dit : Le Saint béni soit-Il se met en colère quand le quorum de dix hommes n’est pas réuni à la synagogue, car il est écrit (ibid. 50,2) : « Pourquoi suis-Je venu et n’ai-Je trouvé personne ? Pourquoi ai-Je appelé et nul n’a répondu ?… (En conséquence,) par Mon courroux Je dessécherai la mer, Je changerai les fleuves en sol aride ».


(3) Rabbi ‘Helbo dit au nom de Rav Houna : Celui qui prie à un endroit fixe, à l’instar d’Abraham, bénéficie de l’assistance providentielle accordée à ce dernier. A sa mort, on prononcera à son sujet cette oraison funèbre : « Ô le modeste, ô le pieux, qui était l’un des disciples d’Abraham, notre père ! ».

Et d’où savons-nous que ce dernier priait à endroit fixe ? Du verset (Bérèchite 19,27) : « Abraham se leva de bon matin en direction du lieu où il s’était mis debout devant l’Eternel ». L’expression « il s’était mis debout » fait allusion à la prière, comme dans le verset (Téhilim 106,30) : « Pin’has se mit debout et pria ». La veille, Abraham « s’était mis debout devant l’Eternel » pour implorer la miséricorde divine en faveur de Sodome et Gomorrhe. Le lendemain, « il se leva de bon matin » au même endroit pour demander à D.ieu de sauver Loth.

 
(4) Rabbi ‘Helbo dit encore au nom de Rav Houna : Il ne faut pas quitter la synagogue à grandes enjambées, en se montrant pressé de s’en échapper comme s’il se déchargeait d’une lourde tâche. Abayè précise : Il est interdit de s’en éloigner rapidement, mais c’est un devoir de s’y rendre en courant, car il est écrit (Hochèa’ 6,3) : « Hâtons-nous de connaître l’Eternel ».

 
Rabbi Zèra a déclaré : Au début, quand je voyais les Sages courir, le Chabat, à la leçon donnée par leur maître, je me disais qu’ils profanaient le Chabat car, en ce jour de repos, il nous est demandé de rompre avec le quotidien et, notamment, de ralentir le pas (voir Yécha’ya 58,13). Mais par la suite, j’ai entendu que Rabbi Tan’houm recommandait au nom de Rabbi Yéhochoua’ ben Lévi de courir toujours – et même le Chabat – pour apprendre une halakha. En effet, il est dit (Hochèa’ 11,10) : « Ils suivront l’Eternel, Il rugira comme un lion ». Celui qui entend le rugissement d’un lion doit courir, même le Chabat, pour lui échapper. Suivant l’analogie établie par le verset, ceux qui « suivront l’Eternel » en allant écouter un cours de Tora doivent en faire de même. Dès lors, conclut Rabbi Zèra, j’ai pris, moi aussi, l’habitude de courir à la leçon donnée le Chabat. 

 
Rabbi Zèra a encore déclaré : Puisque la plupart des assistants ne comprennent pas grand chose au cours ouvert au public (« pirka »), ils sont essentiellement récompensés pour avoir couru à cette conférence avec l’intention louable d’écouter des paroles de Tora. 

Pour sa part, Abayè affirme : Ceux qui assistent au cours public de Halakha donné par la plus haute autorité rabbinique avant chaque fête de pèlerinage sont récompensés pour les efforts fournis afin de saisir quelques bribes malgré la cohue. Selon Rava, celui qui a étudié l’enseignement d’un Sage est récompensé surtout pour la peine qu’il se donne afin d’en comprendre le sens profond.

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