S’investir dans l’étude de la Tora et pratiquer la bonté

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a. Introduction: Le texte ci-dessous est composé, en fait, de deux passages talmudiques disjoints.

Rappel : A propos d’un bœuf qui en a tué un autre par un coup de corne, la dernière michna du premier chapitre du traité Baba Kama établit la distinction suivante : Si le bœuf qui a encorné était présumé inoffensif, son maître est tenu de verser au propriétaire de la victime une indemnité équivalant à la moitié du dommage (« ‘Hatsi Nézek ») qui est payée du « corps même » de son animal. En revanche, si le propriétaire avait été dûment averti (« Mou’ad ») que son animal avait déjà encorné à trois reprises, il doit payer le dommage entier avec « Ha-aliya ».

 

b. Résumé du passage

Au début, le Talmud va prouver, verset à l’appui, que le mot « ha-‘alya », mentionné dans la michna, signifie : « le meilleur ». Ensuite, on passera à l’explication d’une autre expression difficile de la Bible : « Béssamim Ouzénim ». Enfin, on démontrera, versets à l’appui, que celui qui étudie la Tora et accomplit des actes de générosité aura droit aux honneurs et à de bonnes terres, ou méritera de vaincre ses ennemis et d’acquérir un pouvoir de discernement.((>))

 

c. Traduction de l’extrait p. 16b du traité Baba Kama,

Quel est le sens du mot « Ha-aliya », interroge la Guémara. Rabbi El’azar explique : Ce terme désigne « le meilleur » des biens du propriétaire de l’animal meurtrier. En effet, il est apparenté à « Ma’alé », qui apparaît dans le verset (II Divrè Ha-Yamim 32,33) : « ‘Hizkiya se coucha avec ses pères et on l’ensevelit "bé-ma’alé” des tombeaux des descendants de David. » Or Rabbi El’azar a expliqué : « Bé-ma’alé » signifie que ‘Hizkiya fut enterré auprès des « meilleurs » de sa famille, à savoir David et Chélomo (Salomon). Les Sages ont clarifié un terme obscur d’un autre verset. A propos du roi Assa, il est dit (II ibid. 16,14) : « On l’ensevelit dans les tombes qu’il s’était creusées dans la Cité de David ; on le déposa sur la couche qui avait été garnie d’aromates et de “Zanim”.» Quel est le sens de l’expression « d’aromates (Bessamim) et de “Zénim” » ? Rabbi El’azar explique : Le verset veut dire qu’on avait déposé sur la couche du roi Assa une grande variété (« Zénim ») d’aromates. Selon Rabbi Chémouel bar Na’hmani, ces aromates avaient une si bonne odeur qu’ils suscitaient un désir de débauche (« Zima ») chez tous ceux qui les sentaient.

 

Rabbi Yo’hanane explique au nom de Rabbi Chim’one bar Yo’haï : Quel est le sens du verset (Yécha’ya 32,20) : « Heureux, cependant, ô vous qui semez partout où il y a de l’eau et laissez circuler librement le bœuf et l’âne » ? Le prophète promet ici à celui qui étudie la Tora et accomplit des actes de générosité qu’il héritera du lot attribué à deux tribus d’Israël. Pour percevoir cette promesse dans le verset, il faut déchiffrer les différentes expressions qui le composent : «Semez » signifie « faites la charité », car il est dit ailleurs (Hochèa’ 10,12) : « Semez selon la charité et vous récolterez selon la bonté ». « .L’eau » fait allusion à l’étude de la Tora, car il est écrit à son sujet (Yécha’ya 55,1) : « Ah ! Vous tous qui êtes altérés allez vers l’eau ». Et la fin du verset : « Laissez circuler librement le bœuf et l’âne » laisse entendre que celui qui « sème » la charité et s’abreuve à l’eau de la Tora héritera du lot attribué à deux tribus. D’une part, il aura le mérite d’être transporté dans une belle chaise à porteurs, comme Yossef, qui est comparé à un bœuf (voir Dévarim 33,17) et à propos duquel il est dit (Bérèchite 49,22) : « C’est un rameau fertile que Yossef… qui se promenait dans une chaise à porteurs ». D’autre part, il recevra de bonnes terres comme Yissakhar, comparé à un âne, puisque son père, Ya’akov, dit de lui (ibid. 49,14) : « Yissakhar est un âne osseux ». Selon une autre explication, il aura le mérite de vaincre ses ennemis, comme Yossef, qui « heurtera les peuples tous ensemble jusqu’aux confins de la terre » (Dévarim 33,17). En outre, il acquerra un pouvoir de discernement, comme Yissakhar, à propos duquel il est dit (I Divrè Hayamim 12,32) : « Des gens de Yissakhar sachant discerner le temps pour connaître ce qu’Israël doit faire ».

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