Chovavim et Koupat-Hair

Le 23 Chevat, à l’entrée du chabbat Chemot, avec l’allumage des bougies qui introduisent dans les foyers juifs la noblesse et la sainteté du jour, six semaines d’une puissance rare vont débuter. Si on les utilise comme il le faut, elles sont susceptibles de transformer notre vie ! Elles nous permettront de passer des ténèbres à la lumière, car telle est la force de ces six semaines, appelées « Chovavim » aux initiales des six sections hebdomadaires de la Torah qui sont lues. La Torah y raconte que le peuple juif se trouvait au quarante-neuvième degré d’impureté, désespéré, sans avoir même plus la force de prier et d’appeler au secours. Un asservissement profond et pénible, un roi cruel et déterminé. Soudain, le Créateur s’est penché vers Ses enfants, les a portés sur des ailes d’aigle. Un peuple méprisé, asservi, s’est transformé en un jour en un peuple élu, un royaume de princes. Le Maître du monde s’est dévoilé, a fendu pour eux la mer, leur a livré le butin de l’armée égyptienne, a guéri les malades et a donné la Torah à Ses fils aimés.

Chaque année, lorsque ces jours des Chovavim – Chemot, Vaéra, Bo, Bechala’h, Yitro, Michpatim – arrivent, des forces prodigieuses de transformation descendent dans le monde et sur chacun. « Israël est Mon fils aîné » a dit le Créateur à ce moment-là, et nous le répète aujourd’hui aussi. Si l’homme appelle, si l’homme prie, si l’homme le désire, le Créateur le délivrera de ses malheurs, individuels comme collectifs.

Le Ari Hakadoch, le Chlah Hakadoch, le ‘Hida, le Rachach, le ‘Hatam Sofer et le Saba de Kelm, pour ne mentionner qu’eux, ont écrit que ces semaines renfermaient une grande intensité. Citons par exemple : « Les jours des Chovavim sont une période propice aux guérisons et aux délivrances dépassant le cadre de la nature. De même qu’au moment du Cantique de la Mer Rouge, du ramassage du butin le long du rivage et [du Don de la Torah] au mont Sinaï, leur impureté a cessé et ils ont guéri de toutes leurs imperfections, ces jours-là sont une période de souvenir divin. »

Certaines règles ont été établies dans la Création : la tsédaka change la nature ! La prière déchire les décrets ! Il existe des périodes propices à l’agrément des prières !

Cher lecteur, sans être entrés chez vous, nous savons la vérité. Car cette vérité qui se trouve chez vous se trouve chez nous aussi. Chacun possède, dans le cœur, un soupir secret. Un point de douleur, de tristesse, qu’il ne partage pas si facilement avec quelqu’un d’autre, pas même avec ses amis.

« Comment faire que mon fils se comporte mieux ? » Et le soupir fend le cœur.

« Ah ! Il faut absolument que tel membre de ma famille guérisse ! »

« Toutes les amies de ma fille sont déjà fiancées. Comment se fait-il qu’elle soit encore célibataire ? »

« L’argent, ô mon D., l’argent… Au fond de moi, je tremble de ne pas parvenir à payer mes fournisseurs à temps. Que se passera-t-il s’ils me réclament tous ensemble leur dû ? »

C’est ainsi que nous vivons, et ce soupir secret nous accompagne partout. Une transformation ? Les Chovavim apporteront un changement ? Est-ce possible ?

En face de vous arrivent des justes de toutes les générations, le Ari et le Rachach, le Hatam Sofer et le ‘Hida, et vous affirment que la période des Chovavim est un moment propice au changement. D. attend seulement un éveil de notre part. Insistez-vous pour rester en prison ? Insistez-vous pour ne pas essayer de vous débarrasser de ce soupir intérieur ?

Voici comment se passent les révolutions : vous composez le numéro de Koupat Ha’ir avant le 23 Tévet (9 Janvier) et vous vous associez à l’arrangement qu’elle a préparé avec soin. Vous donnez la tsédaka à ceux qui ont faim, qui sont pris à la gorge par le manque, puis vous profitez d’une occasion rare qu’on prie en votre faveur au Kotel, 24 heures sur 24. Priez vous aussi, espérez la délivrance divine, et voilà. Alors arriveront ces jours saints ! Si nous connaissions l’étendue de l’amour de D. envers nous, nous crierions de joie dans les rues. Mais nous qui sommes petits et aveugles, nous ne crions pas de joie. A la synagogue, on lira la section racontant le butin de la mer, et soudain, nous verrons les Portes de la subsistance s’ouvrir pour nous. On lira la description de la délivrance d’Egypte et D. nous délivrera, nous, de notre malheur et de nos ténèbres personnels. Lors du chabbat Yitro sera raconté le Don de la Torah au mont Sinaï et vous verrez les choses s’améliorer non seulement dans le domaine matériel mais aussi dans le domaine spirituel.

Cela dépend de vous. Ouvrirez-vous la porte à la délivrance ? Koupat Ha’ir a pris conseil auprès de grands Rabbanim, notamment de Rav Hillel, et a reçu des directives pratiques en ce qui concerne la meilleure façon d’utiliser ces moments propices des Chovavim. Koupat Ha’ir a choisi des hommes d’élite dont la prière émane du plus profond du cœur pour prier vingt-quatre heures sur vingt-quatre, par un roulement de deux heures pour chaque minyane, au Kotel. Pendant ces quarante-trois jours, vous saurez que votre nom et votre requête sont mentionnées avec la lecture des Téhillim (Psaumes) à l’endroit que la Présence divine n’a jamais quitté.

Est-il sûr que vous verrez la délivrance ?

Ce qui est sûr, c’est que lorsqu’un Juif donne la charité, son acte est apprécié du Créateur. Ce qui est sûr, c’est que les prières dites en votre faveur sont pour votre bien. Ce qui est sûr, c’est que les mérites qui s’ajoutent à notre compte peuvent faire pencher la balance. Ce qui est sûr, c’est que cette période possède un potentiel de délivrance pour le particulier et la collectivité… Ce qui arrivera, seul D. le sait.

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