Fauter et rebondir

Par la grâce de D.ieu,
le, 2 Adar (1),
Brooklyn, New-York

Je vous salue et vous bénis,

… On m’interroge sur le Tanya, à la page 76a : “ D’un niveau à l’autre, avant d’atteindre celui qui est supérieur, on connaît la chute, par rapport au précédent ”. Pourquoi cette chute est-elle nécessaire pour accéder a un stade plus élevé ?

L’explication est la suivante. On accède à un certain niveau, par le fait que l’on agit, que l’on pense, que l’on fait des efforts en tout ce qui permet de l’atteindre. Puis, pour se hisser vers un stade plus élevé, il faut se concentrer, s’approfondir sur de plus hautes préoccupations. Ainsi, à l’issue d’un certain effort, d’une compréhension et de sentiments, on parvient effectivement à ce niveau supérieur.

Pour autant, il est impossible de s’investir en deux niveaux à la fois. Il faut donc cesser de s’inscrire dans le précédent, se couper de lui et donc perdre ce qui en résulte, n’en conservant plus qu’une simple trace.

Un exemple illustrera cette idée. Un bon orateur, par un discours enflammé, saura faire verser des larmes à son auditoire. Puis, viendra un autre orateur, qui parlera encore mieux, d’un sujet qui concerne encore plus les présents et qui les fera donc sangloter ou encore les fera exploser de joie.

Après la fin de l’intervention du premier orateur et avant que le second captive l’assistance, les présents ne versent pas de larmes, même s’il conservent la trace du premier discours.

Dans cette image, bien entendu, l’orateur est l’intellect et le discours porte, par exemple sur la grandeur du Créateur et sur l’insignifiance de l’homme. C’est une évidence. ...

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson


(Adapté d'un extrait de la lettre N° 5238)

(1) 2 Adar Chéni de l'année 5717

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