Gam Zou Letova

Tout ce qui arrive est pour le bien (GAM ZOU LETOVA!) :

On raconte dans la Guemara Ta'anit (21a) que Na'houm Ish Gam Zou fut envoyé auprès du roi (césar) afin d'intercéder en faveur des juifs. Ils lui confièrent un présent constitué d'une caisse remplie de pierres précieuses. Lorsque Na'houm Ish Gam Zou s'arrêta dans une auberge, des voleurs lui dérobèrent les pierres précieuses et remplirent la caisse de sable et de terre, afin que Na'houm Ish Gam Zou ne s'aperçoit pas de la différence de poids.
Na'houm Ish Gam Zou arriva devant le roi. On dit au roi que les juifs lui avaient envoyé un présent. Le roi ordonna que l'on ouvre le présent, et il constata qu'il était rempli de sable. Se sentant offensé et humilié par un tel « présent », le roi ordonna que l'on pende Na'houm Ish Gam Zou. Na'houm Ish Gam Zou dit : « Gam Zou LeTova ! » (Le surnom de « Ish Gam Zou » signifie « l'homme qui dit toujours Gam Zou » qui veut dire « ceci est aussi pour le bien ») car tout ce qu'accomplit Hashem est pour le bien.
Le prophète Eliyahou apparut sous l'aspect d l'un des serviteurs du roi et dit au roi :
« Majesté ! Ce sable que t'ont envoyé les juifs, est un sable spécial qui provient de leur patriarche Avraham qui l'utilisait en le jetant sur ses ennemis et remportait la victoire dans les guerres. »
On fit des vérifications et effectivement ce sable possédait la propriété particulière de donner la victoire à celui qui le jetait sur ses ennemis.
C'est ainsi que Na'houm Ish Gam Zou fut sauvé, en étant reconnaissant envers Hashem pour les « ennuis », comme nous le sommes pour les faveurs, car il savait qu'en réalité, il n'y a que de la bonté.

Une autre histoire est rapportée dans la Guemara, au sujet de Rabbi ?Akiva (qui était l'élève de Na'houm Ish Gam Zou).
Un jour, Rabbi ?Akiva devait se rendre dans une certaine ville, mais il arriva trop tard, car les gardiens de la ville avaient déjà fermé les portes. Il dit : « Tout ce qu'accomplit Hashem, il ne le fait que pour le bien. » Rabbi ?Akiva avait avec lui 3 choses : un âne, une bougie et un coq. Un lion arriva et dévora l'âne. Le vent se leva et éteint la bougie. Un chat arriva et dévora le coq. Sur chacun de ces 3 ennuis, Rabbi ?Akiva s'exclama : « Tout ce qu'accomplit Hashem, il ne le fait que pour le bien. »
En définitif, des brigands s'attaquèrent à la ville et tuèrent toute personne présente. Si Rabbi ?Akiva s'y était trouvé, il aurait été tué lui aussi. Si la bougie était restée allumée, elle aurait sûrement attiré l'attention des brigands qui aurait tué Rabbi ?Akiva. De même pour l'âne et le coq qui auraient probablement fait du bruit qui aurait certainement attiré les brigands et cela aurait mis la vie de Rabbi ?Akiva en danger. C'est pour cela que finalement, tout était pour le bien !

Mais on peut se demander pourquoi Rabbi ?Akiva disait une phrase différente de celle de son maître pour exprimer sa volonté de tout positiver. En effet, nous voyons que son maître Na'houm Ish Gam Zou disait « Gam Zou Le-Tova » (« Ceci est aussi pour le bien ») alors que Rabbi ?Akiva disait « Tout ce qu'accompli Hashem, il ne le fait que pour le bien. »
En fait, Rabbi ?Akiva estima que la phrase utilisée par son maître ne positivait pas assez les choses, car l'expression « Gam Zou Le-Tova » (« Ceci est aussi pour le bien ») laisse entendre que même si cela pouvait être meilleur, malgré tout, ceci aussi est pour le bien. Alors que Rabbi ?Akiva utilisait une expression beaucoup plus positive, puisqu'en disant « Tout ce qu'accomplit Hashem, il ne le fait que pour le bien. » Cela laisse entendre qu'uniquement ce qu'Hashem a accompli doit être considéré comme étant pour le bien.

On raconte aussi que lors des derniers jours de la Deuxième Guerre mondiale, une femme du camp de concentration de Bergen Belsen fut condamnée à être pendue pour avoir volé des épluchures de pommes de terre. Lorsqu'on lui attacha la corde au cou, une sirène d'alerte retentit pour signaler un raid aérien des alliés. La femme supplia ses amies de la détacher puisqu'elle avait les mains attachées. Ses amies la détachèrent, et ils se mirent à chercher un abri. « Malheureusement » pour elles, le seul abri qu'elles trouvèrent était le sous-sol d'une maison où s'étaient abrités les maudits nazis eux même. Le commandant du camp sortit son arme et ordonna aux femmes de sortir immédiatement. Avec beaucoup de peine, les femmes sortirent et allèrent se cacher sous un mur à proximité. Il ne s'écoula pas une minute qu'on entendit une grosse explosion provenant d'une bombe lâchée par les alliés directement sur la maison où s'étaient réfugiés les nazis ! Qu'Hashem fasse périr ainsi tous nos ennemis AMEN.

Il n'y a que du bien qui émane d'Hashem, mais nous ne savons pas toujours discerner entre la bonté et le malheur qui germent de chaque événement, mais malgré tout, nous nous devons de toujours croire que tout est pour le bien.

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