Incertitudes, doutes et questions...

Loubavitch Francophone February 13 at 8:27pm Reply

Par la grâce de D.ieu,
le, 29 Chevat (1),
Brooklyn, New-York

Je vous salue et vous bénis,

… On me demande comment faire disparaître l’incertitude, les doutes et les questions, lorsque toutes les preuves n’ont été d’aucune utilité. En pareil cas, le meilleur moyen est de ne pas du tout y penser, pendant quelques temps, de ne pas lutter contre ces pensées inutiles. De façon générale, cela est suffisant pour les faire disparaître.

L’explication est la suivante. De telles interrogations, de tels doutes proviennent de l’extérieur. En effet, il est dit, de chaque Juif, qu’il est “ croyant, fils de croyant ”. Or, ce qui a été transmis, par héritage, pendant des dizaines de générations, est particulièrement fort et solide. Pour différentes raisons accessoires, cela n’apparaît pas toujours clairement. Des éléments contraires et opposés peuvent le cacher et le voiler.

Lutter contre ces voiles a pour effet de les renforcer, de leur donner de l’importance, tout comme il est dit : “ L’interdiction le rend important ”. A l’opposé, en les oubliant, en n’y prêtant aucune attention, en ne s’engageant pas dans la moindre discussion, en n’y pensant plus, parce que l’on concentre son intellect sur ce qui est radicalement différent, on affaiblit l’emprise de ces éléments étrangers et opposés, dans l’esprit de l’homme et dans le cheminement de sa pensée.

Bien entendu, il est impossible de se défaire des mauvaises pensées autrement que par de bonnes pensées. En effet, la pensée fonctionne en permanence et elle n’est donc jamais totalement libre. En se concentrant profondément sur d’autres pensées, celles de la Torah, Torah de lumière, on repoussera beaucoup d’obscurité.

Il faut, bien sûr, se demander également pourquoi on en est arrivé là, comment un corps étranger a pu s’introduire dans notre esprit. Comme l’expliquent les livres d’Ethique et, encore plus, ceux de la ‘Hassidout, il peut s’agir du fait que l’on ne se préserve pas des paroles inutiles ou de fautes de jeunesse (de pertes séminales en pure perte).

Pour ce dernier cas, tout en cessant de penser à cela, on s'engagera, à l’avenir, à respecter l’immersion rituelle d’Ezra (après chaque perte de semence). Pendant quelques temps, on oubliera ces fautes de jeunesse et on ne pensera même pas à les réparer.

On multipliera les mots de la Torah et de la prière. On donnera de la Tsédaka, au moins par petites sommes, on influencera les jeunes, pour les rapprocher de la Torah et des Mitsvot. En effet, disent nos Sages, “ celui qui enseigne la Torah au fils de son prochain est considéré comme s’il l’avait enfanté ”.

Avant tout, on doit mettre en pratique l’Injonction : “ Servez D.ieu dans la joie ”, comme l’expliquent différents passages du Tanya. Et, si le mauvais penchant nous demande comment vous pouvez être joyeux, alors que vous avez conscience de ce qu’est votre propre situation, on le tirera vers le saint Tanya, qui explique longuement la nécessité de ne pas confondre la joie de l’âme et la tristesse du corps.

Chaque chose a son temps. Quand on fait preuve d’une forte détermination et que l’on sert D.ieu joyeusement, la révélation céleste a un apport spécifique, comme l’explique le saint Zohar, tome 2, à la page 184b, au paragraphe “ la joie de l’homme ”. ...

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson


(Adapté d'un extrait de la lettre N° 5170)

(1) de l'année 5717

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