L'amour du prochain

Par la grâce de D.ieu,
le, 25 Chevat (1),
Brooklyn, New-York

Je vous salue et vous bénis,

… Nos Sages nous enjoignent d’adopter les Attributs du Saint béni soit-Il. Ils précisent, en outre, dans le traité Sotta 14a : “ la Torah est introduite par un acte de bienfaisance, ainsi qu’il est dit : ‘Et, l’Eternel D.ieu fit à l’homme et à son épouse des tuniques de cuir, dont Il les revêtit’ ”. Bien plus, les plus grands parmi les commentateurs considèrent que ce verset exprime “ l’amour du Saint béni soit-Il et Sa pitié envers Ses créatures. Bien qu’elles avaient fauté, Son amour ne s’en trouva pas réduit pour autant. Lui-même s’efforça de remédier à leur état et de leur prodiguer Ses bienfaits ”. Ces Sages soulignent, en outre, que cette interprétation doit être considérée comme le sens simple du verset, comme l’affirme le Be’hayé, commentant le verset Béréchit 3, 21.

On peut en déduire ce qu’il en est réellement et la raison pour laquelle nos maîtres, depuis le Baal Chem Tov, ses disciples, l’Admour Hazaken en particulier et jusqu’au chef de notre génération, mon beau-père, le Rabbi (précédent), ont tous souligné l’importance de l’amour du prochain, envers chacun et chacune, y compris de simples créatures (celles qui n’ont d’autre qualité que d’avoir été créées par D.ieu), comme l’explique le Tanya au chapitre 32. Puisse D.ieu faire que chacun, au sein de tout Israël, s’acquitte de ce qui lui incombe, en tout ce qui concerne la bienfaisance, la Torah et le service de D.ieu, afin d’écarter “ l’autre côté ” (celui du mal), celui du serpent originel et de le transformer.

En cela également, on suit les voies du Saint béni soit-Il, comme le précise le Targoum Yonathan Ben Ouzyel, à propos du verset précédemment cité : “ L’Eternel D.ieu fit des vêtements précieux de la peau du serpent qu’Il avait renvoyé ”. C’est de cette façon que peut s’accomplir l’Injonction figurant au début de la Parchat Michpatim qui commence par : “ Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux ”, comme l’explique longuement la séquence de discours ‘hassidiques intitulée : “ Je suis venu dans mon jardin ”, de mon beau-père, le Rabbi (précédent), dont le mérite nous protégera, qui fut éditée pour sa propre Hilloula. ...

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson


(Adapté d'un extrait de la lettre N° 7203)

(1) de l'année 5720

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