L’interdiction d’écouter de la médisance

De même qu’il est interdit d’entendre du lachon hara, il est interdit d’entendre des médisances. Cette interdiction est valide même si celui qui entend ne croit pas ce qu’il entend. Par exemple: Yitz’hak s’est beaucoup fâché contre Chelomo quand il l’a entendu se moquer de Chemouël. Le lendemain, il rencontre Chemouël et commence immédiatement à lui raconter les moqueries de Chelomo. «Je ne veux pas entendre», l’interrompt Chemouël avant même qu’il ait terminé sa première phrase. «Mais il faut que tu saches qui sont ceux qui te détestent», s’entête Yitz’hak. «Je regrette beaucoup», s’excuse Chemouël de son refus, «mais ce que tu dis ne me sera d’aucune utilité. Je suis sûr que tu as de bonnes intentions, mais ce que tu veux me raconter n’est que de la médisance, et je n’ai pas le droit de l’entendre.» Le refus de Chemouël d’écouter les paroles d’Yitz’hak n’est pas seulement un acte digne d’éloges, mais c’était son devoir de se conduire ainsi.

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