La faute de la langue fait pencher la balance

Les Sages nous ont appris de Moché la gravité de l’interdiction du lachon hara. « Moché vit, et il dit: la chose est donc connue » (Chemot 2, 14).

Rachi explique que Moché s’étonnait de ce que les bnei Israël soient frappés plus que tous les autres peuples. Pour Moché, encore avant qu’il ne soit arrivé au sommet de son niveau spirituel, alors qu’il était encore dans le palais de Paro, il n’arrivait pas à comprendre comment justement le peuple juif était frappé et accablé par rapport aux autres peuples du monde.

Quand il a dit « La chose est donc connue », il voulait parler de la faute du lachon hara et de la médisance qui sévissait dans le peuple comme la raison principale de sa grande souffrance.

Les Sages objectent qu’ils avaient commis des fautes plus graves, comme l’idolâtrie, et qu’ils étaient arrivés aux quarante neuf portes de l’impureté, alors pourquoi ont-ils été frappés justement à cause du lachon hara ?

C’est parce que la faute du lachon hara s’est ajoutée à leurs autres fautes et c’est ce qui a fait pencher la balance, c’est pourquoi Moché a reconnu la justice de leur châtiment en disant « la chose est donc connue ».

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