La Providence Divine

Par la grâce de D.ieu,
le, 22 Chevat (1),
Brooklyn, New-York

Je vous salue et vous bénis,

… On me demande comment croire à la divine Providence ? Comment imaginer que D.ieu est le Maître du monde et le dirige ?

Imaginez un homme qui n’a jamais connu la civilisation, qui a grandi seul, dans un désert.

Soudain, celui-ci est conduit dans le cabinet d’un dentiste ou d’un chirurgien. Là, il voit un enfant, assis sur le fauteuil, pieds et poings liés et le dentiste lui arrache une dent, alors qu’il pousse des cris. Il en est de même pour le chirurgien. Il verra un homme attaché à la table d’opération, incapable de bouger, de se défendre ou de s’enfuir, subissant une intervention et perdant du sang. Il est clair que celui à qui échappe l’idée que les médecins sont des hommes droits et justes, qui, bien entendu, n’a aucune notion de médecine, parviendra à la conclusion que l’homme s’en prenant à l’enfant ou à l’opéré n’est qu’un criminel, infligeant de terribles douleurs à ceux qui tombent entre ses mains.

Il n’en sera pas de même si cet invité, venu du désert, possède des notions sur la manière de guérir le corps physique, s’il sait qu’il est parfois nécessaire de subir une opération ou d’arracher une dent gâtée. Sur le moment, la douleur est grande, mais c’est ainsi que l’homme peut être préservé d’une longue et terrible souffrance, que son corps restera en bonne santé pendant des dizaines d’années.

Même si cet homme ne connaît rien de la médecine, il pourra vérifier que le dentiste ou le chirurgien est un homme bon, déplorant la douleur de l’enfant ou de l’opéré, mais convaincu que celle-ci est nécessaire, au moins de façon passagère, pour exercer son effet, par la suite, pendant des dizaines d’années.

Il en va de même pour ce qui fait l’objet de notre propos. Chacun d’entre nous est le spectateur d’événements passagers, qui se déroulent pendant quelques jours, quelques mois ou quelques années et l’on oublie complètement que son âme existait déjà, plusieurs milliers d’années avant cela. Bien plus, cette âme est immuable. Elle sera donc identique demain et pour l’éternité. En lui imposant une souffrance passagère, légère si l’on considère la vie de cette âme avant cet événement et après celui-ci, on peut lui procurer un avantage qui sera éternel, pour le passé et pour le futur. En pareil cas, non seulement on ne remettra pas en cause le principe de ces souffrances mais, bien plus, selon les termes du prophète Ichaya (12, 1), on dira : “ Je Te loue, Eternel, pour m’avoir réprimandé ”. ...

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson


(Adapté d'un extrait de la lettre N° 2423)

(1) de l'année 5714

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