Chaque action peut faire pencher la balance du bon ou du mauvais côté

1. (4b) Puisqu’il a été dit au paragraphe précédent que chacun est jugé d’après la majorité de ses actions, l’homme doit faire, tout au long de l’année, comme si lui-même et le monde entier avaient autant de mérites que de fautes. S’il commet un péché supplémentaire, il amène sur lui-même et sur le monde entier une décision défavorable et sème la destruction ; s’il accomplit une Mitsva* supplémentaire, il amène sur lui-même et sur le monde entier une décision favorable et apporte à lui-même et aux autres le salut et la délivrance. 

En effet, il est écrit (Michlè 10,25) : « Le Juste est le fondement du monde ». Autrement dit, celui qui s’est conduit en Juste amène une décision favorable sur le monde entier et le sauve, comme s’il était le fondement sur lequel le monde repose. 

 
2. (4b) Pour cette raison, l’ensemble de la Maison d’Israël a l’habitude de multiplier les dons charitables et les bonnes actions et de s’appliquer à la réalisation des Mitsvote, de Roch Hachana à Yom Kipour, encore plus que le reste de l’année, puisque ces dix jours de pénitence sont une période de jugement. Suivant un usage répandu dans toutes les communautés, on a l’habitude de se lever la nuit, durant cette dizaine de jours, (certaines depuis Roch ‘Hodéch Elloul) pour réciter à la synagogue des paroles de supplication et d’admonestation jusqu’à ce qu’il fasse jour. [cf Choul’hane ‘Aroukh Ora’h ‘Hayim 581.1)

 
3. (5a) Lorsque l’on pèse les fautes de l’homme avec ses mérites après sa mort, on ne compte pas celles commises une ou deux fois, mais seulement à partir de la troisième fois. Si les péchés répétés à trois reprises ou au-delà sont plus nombreux que les mérites, on y ajoute les deux premières fois et on le juge sur le tout. En revanche, si les mérites sont aussi nombreux que les péchés commis au moins trois fois, chaque faute est effacée au fur et à mesure ; en effet, le péché répété pour la troisième fois est considéré comme le premier, puisque les deux qui l’ont précédé ont déjà été pardonnés. Dès lors, le péché commis une quatrième fois est considéré comme étant le premier, puisque le précédent a déjà été pardonné et ainsi de suite.

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