Le Chéma et ses commentaires

C'est une obligation de premier ordre de faire la lecture du Chéma en son temps, mot par mot, avec ferveur, en s'efforçant de comprendre ce qu'on lit et d'y appliquer tout son esprit.

Chéma Israël

Le premier verset CHEMA YISRAEL ADO-NAY ELO-HENOU ADO-NAY E'HAD "Ecoute, Israël, L'Eternel notre D. est UN" est la profession de foi du judaïsme.

En le récitant nous devons nous représenter la suprématie exclusive de D. sur les cieux, sur la terre et aux quatre points cardinaux; nous devons Lui assujettir tout notre être par une soumission absolue à Ses Commandements et par une disposition à lui sacrifier même notre personne.

C'est ainsi que nous sanctifions son Nom. Nos Sages ont dit : si le monde n'avait été créé que pour l 'acceptation du joug de la suprématie divine (Malkhout Chamayim), cela aurait suffit. Afin de nous concentrer sur le premier verset, nous le disons à voix haute et nous nous couvrons les yeux avec la main, pour ne rien voir qui puisse nous distraire.

On ne remplit pas son obligation si on ne prononce pas avec attention ce premier verset et la phrase qui le suit et qui se dit à voix basse: "Baroukh Chem, kévod Maikhouto Léolam Vaed" : Béni soit le nom de Son règne glorieux, éternellement.

Même si on s'est déjà acquitté de l'obligation de Kériat Chéma, au moment où on écoute une autre congrégation dire le Chéma, on doit réciter le premier verset en même temps que le Kahal.

Le contenu du Chéma

Le Chéma se compose de trois sections de la Torah:

- Chéma jusqu'à Ouvicharékha : acceptation du joug de la suprémat ie divine, obligation de l'étude de la Torah et de sa transmission, le Précepte des Téfiline et de la Mézouza.

- Véhaya lm Chamoa jusqu'à Kimé Hachamayim AI Haarets : Acceptation du joug des Commandements en général.

- Vayomer jusqu'à Ani A. Elokékhem : Précepte du Tsitsit.

L e Chéma du matin est accompagné de deux 'Bérakhot antérieures et une postérieure :

a) Deux Bérakhot antérieures : Yotser = louange pour la Création matérielle et spirituelle, Ahavat Olam = Reconnaissance d'avoir été élus pour observer la Torah.

b) Bérakha postérieure : Emeth Véyatsiv = expression de notre foi en la vérité de la Torah et de notre gratitude pour la Providence miraculeuse qui nous accompagne. Nous concluons par une Bérakha pour la rédemption d'Israël (Géoula) qui doit être suivie sans interruption par la Téfila de la Amida.

L'heure du Chéma

Il est possible de lire le Chéma du matin dès qu'il fait assez clair pour distinguer à une distance d'environ deux mètres une personne vaguement connue et jusqu'à la fin du premier quart de la journée, le jour étant compté depuis l'aube jusqu'à la nuit (apparition des étoiles). Le moment le plus indiqué pour réciter le Chéma se situe peu avant le lever du soleil, de sorte que l'on commence la Amida au lever du soleil. La Mitsva ainsi effectuée a sa valeur maximale et celui qui peut le faire recevra une récompense immense.

Règles relatives à sa lecture :

1. Le Chéma doit être récité intégralement tel qu'il est imprimé dans les livres de prières. Si on a omis un seul mot ou une seule lettre, on doit reprendre la récitation depuis le début du verset prononcé de façon incorrecte.

2. L e Chéma contient 245 mots. Pour obtenir les 248 mots qui correspondent aux 248 membres de l'homme, le 'Hazane (officiant) ajoute trois mots à la fin : A. Elo-hékhem Emet (I'Eternel votre D. est vérité). Ainsi, chaque mot du Chéma, prononcé convenablement, procure santé, physique et spirituelle à chaque membre correspondant. Celui qui ne dit pas le Chéma avec la congrégation prononcera les trois mots : -El Mélekh Nééman" (le D. et Roi fidèle) avant de commencer le Chéma.

3. Pendant la lecture du Chéma, on ne doit en aucune façon s'interrompre pour parler ni faire signe des yeux, des lèvres ou des doigt.

4. On n'interrompt la récitation du Chéma que pour répondre Amen, (ainsi qu'Amen Yéhé Chémé Rabba), kédoucha (Kadoch..., Baroukh Chem..., mais pas Yimlokh), Barékhou et Modim (Modim Ana'hnou Lakh tout court). Cette interruption peut même se faire au milieu d'un verset (autre que le premier verset). Dans ce cas on reprend le verset à son début.

5. Avant de commencer le Chéma, on saisit les quatre Tsitsiyot du Taleth, et on les embrasse en les passant d'abord sur les paupières chaque fois qu'on prononce le mot Tsisit dans le Chéma. On les lache lorsqu'on arrive à "Néemanim Vené'hémadim Laad

6. Lorsqu'on lit les versets relatifs aux Tefiline, à la mention de "Véhaya (Lékha) Léot Ai Yadékha" , on palpe le Téfiline du bras (et on baise la main); à la mention : "Oultotafot (Oulzicarone) Ben Enékha- on palpe le Téfiline de la tête (et on baise la main).

D-ieu renouvelle la Création à chaque instant (Commentaire sur la Bérakha de "Yotser")

Si nous approfondissons l'étude des merveilles de la Création mises à jour par les investigations modernes, nous verrons que les récentes découvertes des différentes branches de la science viennent, elles aussi, enrichir notre foi. La science, en même temps qu'elle examine la constitution de l'atome et de ses mouvements, admet qu'il est impossible de sonder son essence véritable.

En effet, de même que la lumière, l'atome présente deux aspects différents: d'une part, il apparaît divisé en corpuscules; d'autre part, il présente des mouvements ondulatoires. Or la compréhension humaine ne peut pas unifier ces deux conceptions contradictoires: ou bien il s'agit de corpuscules, ou bien d'ondulations. D'où la perplexité des savants devant les preuves de l'existence conjointe de ces deux phénomènes contradictoires.

Nous devons donc aboutir à la conclusion que la véritable essence de ces deux éléments fondamentaux de la matière: l'atome et la lumière, est d'origine spirituelle; car, comme nous le révèlent les Sages versés dans la mystique, c'est seulement dans le monde spirituel que les contradictions s'harmonisent et que la dualité devient unité.

Ce verset des Psaumes le proclame: "La parole divine est une, elle nous apparaît sous deux aspects" (62,12). Aujourd'hui, la science moderne renforce notre foi millénaire, cette conviction qu'une force spirituelle divine est créatrice de la matière et, de plus, l'affecte en permanence — nous l'exprimons dans notre prière journalière: D-ieu dans Sa bonté renouvelle la créat ion à chaque instant " , et , s'il advenait que cette force divine soit retirée, le monde retournerait au néant, faute du pouvoir capable d'unifier la dualité de la matière en conflit, car la perpétuation de l'univers est un miracle de tous les instants.

Quel merveilleux microscope que celui du Judaïsme qui nous fait discerner chaque aspect de la nature et de la vie sous l'optique d'une révélation divine constante: "La gloire de D. emplit toute la terre" Isaïe 6,3). Cette idée est d'ailleurs confirmée arithmétiquement par l'équivalence numérique des deux mots hébreux ELOKIM.

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