« La récompense est proportionnelle à l’effort »

Dans le monde dans lequel nous vivons, les travaux les plus durs ne sont pas les mieux rémunérés, les mineurs et les bûcherons ont beau travailler dur, ils ne gagneront jamais autant qu’un commerçant qui ne se fatigue pas autant qu’eux ; et même s’ils pratiquent un métier identique, on ne calculera jamais les difficultés personnelles comme la faiblesse physique, les problèmes familiaux…. etc de toute façon, c’est impossible, les calculs sont bien trop compliqués.

Dans les calculs célestes, par contre, on n’hésite pas à prendre tout cela en considération. Plus une bonne action est dure à faire, plus elle à de la valeur. On calculera tout, les problèmes, l’état d’esprit, les angoisses ; tout cela augmente considérablement la valeur de cette action. Ce calcul vaut aussi pour les mauvaises actions.

Le Gaon de vilna explique que l’intensité du châtiment d’une mauvaise action est proportionnelle au plaisir volé au travers de celle-ci. C’est pour cela que le Talmud nous dit : « Calcule ce que tu gagnes avec une Avéra, par rapport à ce que tu perds – et calcule ce que tu perds pour une Mitsvah, par rapport à ce que tu gagnes » Il est clair que nos sages ne sont pas en train de nous annoncer qu’il vaut mieux faire des Mitsvots - c’est évident !

Mais de calculer que la difficulté qui accompagne une Mitsvah ne doit pas nous décourager – elle correspond au contraire à sa valeur. Et le plaisir que pourrait nous procurer une Avera – doit au contraire nous décourager – elle correspond elle, à sa punition. Si la difficulté liée au service divin augmente sa valeur, il ne faut pas en être sa cause, en rentrant volontairement dans les épreuves.

Nous demandons tous les jours dans notre prière : Ne nous conduis pas à l’épreuve. Alors comment augmenter la valeur de nos Mitsvots sans prendre de risque ? Il existe une solution : Le Talmud dit : « Celui qui agit parce qu’on le lui a demandé est plus grand que celui qui agit de son propre chef. Les Tossaphistes expliquent : Qu’agir sous la contrainte, s’accompagne d’un stress et d’une angoisse du travail (qu’il soit bien fait, et surtout d’avoir des résultats) la valeur en plus - correspond à cette difficulté. Il est possible de recréer cet état d’esprit, il s’agit de "la crainte du ciel".

C’est pour cela qu’une petite Mitsvah emprise de crainte du ciel vaut mieux qu’une grande qui en est dépourvue. Grâce à ce nouvel éclairage, on peut comprendre pourquoi le midrash nous explique que les miracles que D. nous fait en personne correspondent aux services accomplis par Avraham en personne. Comment comprendre que D. s’occuppe d’un peuple entier pour la Mitsvah d’un seul homme? C’est que nous avons oublié d’y ajouter la « crainte du ciel » qui accompagnait les actes de notre glorieux ancêtre qui transforme toutes ses actions aussi petites semblent elles, en dettes éternelles que D. en personne veut récompenser.

On sait maintenant comment augmenter la « qualité » de notre service divin.

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