Quand l’Eternel promet la Délivrance à Israël

undefined

 

Introduction : Le prophète Yécha’ya reprend la description des temps messianiques.

1. Or maintenant, ne désespérons pas de la Délivrance en dépit des propos sévères tenus précédemment, car ainsi a parlé l’Eternel, ton Créateur, ô Ya’akov, Celui qui t’a formé, ô Israël ! Ne crains rien, car Je vais te libérer comme Je l’ai fait en Egypte : Tu es à moi !

2. Quand tu traverseras les eaux au risque de te noyer, Je serai avec toi et te sauverai ; par les torrents, ils ne te submergeront pas ; quand tu marcheras à travers le feu, tu ne seras pas brûlé, à travers la flamme elle ne t’incendiera pas, car jamais Je ne permettrai de te réduire en cendres.

3. C’est que Je suis l’Eternel, pouvant changer à Ma guise les lois de la nature, le Saint d’Israël, ton défenseur. J’ai donné l’Egypte en rançon pour toi, car tu méritais d’être exterminé et J’ai massacré les premiers-nés égyptiens à ta place. De même, lorsque San’hériv (Sennachérib), le fameux roi assyrien, voulut prendre Jérusalem et te tuer, Je lui ai livré Kouch (l’Ethiopie) et Sèba (peut-être le port de Saba, au sud-ouest de la mer Rouge) en échange de toi.

4. Parce que tu es cher à mes yeux, digne d’estime et que Je t’aime bien plus que tout autre peuple, Je reporte sur d’autres la colère nourrie à ton encontre. Je livre des hommes à ta place, et des peuples pour racheter ta personne, en choisissant comme victimes ceux qui méritent ce châtiment.

5. Ne crains rien, Je suis avec toi ! Du levant où tu es dispersé Je ramènerai tes enfants, et du couchant Je te rassemblerai.

 

Commentaires extrait du Malbim sur les versets 43.1 43.4 et 43.5 :

a. Dans le verset 43.1, le verbe « créer » est appliqué à Ya’akov, et le verbe « former » à Israël. La différence entre ces deux termes est la suivante : « créer », c’est faire apparaître la matière première à partir de laquelle on va « former », façonner l’être ou l’objet voulus. Ainsi, le nom de Ya’akov désigne le peuple juif à l’état brut, avant sa réalisation pleine et entière, tandis que le nom d’« Israël » fait allusion à sa « forme » finale.

b. Une chose est « chère » en raison de sa rareté, « estimable » en raison de ses qualités propres, et digne « d’amour » en raison de sa grâce. Ce sont les trois traits caractéristiques d’Israël justifiant l’affection que lui porte le Saint béni soit-Il.

c. En répétant à deux reprises (au verset 1 et au verset 5) : « Ne crains rien », D.ieu fait allusion à la double crainte des Enfants d’Israël en exil : qu’ils n’en voient jamais la fin ou qu’ils disparaissent avant l’heure de la Délivrance, en perdant leur identité.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site