Paracha Béréchit : Résumé

La création du monde, la création de l’homme et de la femme

La Parachat Bérèchite s’articule autour des thèmes suivants :

a. La Création ex nihilo du monde, son organisation en six jours et la sanctification du septième jour, le jour du Chabate.

b. La création de l’homme et de la femme.

c. Le péché originel du premier homme, Adam, et de son épouse, ‘Hava, à l’instigation du serpent, et leur expulsion, suite à cette faute, du Jardin d’Eden.

d. La naissance de Caïn et Abel, les deux premiers enfants d’Adam et de ‘Hava, et l’assassinat du plus jeune par son frère aîné.

e. La naissance du troisième fils de Adam et ‘Hava, Chète, dont le descendant à la dixième génération sera Noé, qui restera le seul homme juste dans un monde corrompu et promis pour cette raison à la destruction.

f. L’énumération des dix générations conduisant de Adam à Noé qui, seul avec sa famille, survivra au déluge – comme on le verra dans la Paracha suivante.

 

Commentaire de Rachi sur le thème :

a. A propos du premier verset de la Tora « Au commencement, D.ieu créa les cieux et la terre », Rachi rapporte cet enseignement de Rabbi Yits’hak : La Tora aurait dû commencer par le verset « Ce mois-ci sera pour vous le premier mois (Chémote 12.1), qui est le premier commandement adressé aux Enfants d’Israël. Pourquoi donc commence-t-elle par Bérèchite ? La réponse est donnée dans le verset (Téhilim 111,6) : « Il a révélé à son peuple la puissance de Ses actions afin de lui donner en héritage des peuples », la terre d’Israël. Si les nations du monde disent aux Enfants d’Israël : "Vous êtes des voleurs, car vous avez conquis les territoires des sept peuples cananéens ", ils leur répondront : "Toute la terre appartient à L’Eternel. Il l’a créée et l’a donnée à qui Lui plaisait. C’était Sa volonté de leur donner la terre et c’est Sa volonté de la leur reprendre pour nous la donner. » Il ressort de cet enseignement que la Tora relate la Création du monde à la seule fin d’affirmer les droits d’Israël sur sa terre, contestés jusqu’aujourd’hui. Mais nous ne pouvons faire valoir ces droits évoqués dans la Tora que si nous la respectons nous-mêmes !

 

Commentaire sur le thème :

b. extrait de « La Tora Commentée » : A propos de la Création de l’homme, comment comprendre l’expression : « Et D.ieu créa l’homme à Son image, à l’image (Tsélèm) de D.ieu qui le créa », alors qu’Il n’y a pas d’image susceptible de Le représenter et que toute tentative en ce sens relève de l’idolâtrie ? En fait, le mot « Tsélèm » ne signifie pas exactement « image », mais reproduction, c'est-à-dire comme dans le cas d’une œuvre d’art, la réalisation parfaite d’une idée conçue au préalable. De même qu’une œuvre d’art est d’autant plus réussie qu’elle reproduit, sans défaut, l’idée initiale, ainsi l’homme tel qu’il est créé, avec ses zones d’ombre et de lumière, correspond exactement au projet du Créateur.

 

Commentaire sur le thème :

c. tiré du traité Avote Dé Rabbi Natane L’Eternel a interdit à Adam de consommer le fruit de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal. A l’instigation du serpent, ‘Hava, son épouse, accepte d’en manger.

Comment est-ce possible ? Le Midrach propose l’explication suivante : L’Eternel avait ordonné à Adam (Bérèchite 2.17) : « De l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal, tu n’en mangeras pas. » Lorsque le serpent l’interroge à ce sujet, ‘Hava lui répond (Bérèchite 3.3) : « Mais quant au fruit de l’Arbre qui est au centre du Jardin – celui de la connaissance du Bien et du Mal – D.ieu a dit : " Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas, sous peine de mourir." » Le serpent poussa alors ‘Hava contre cet arbre et lui dit : « Tu vois bien que tu n’es pas morte en le touchant ! Tu ne mourras pas plus si tu en manges ! » En réalité, explique Avote Dé Rabbi Natane, ‘Hava avait ajouté l’interdiction de toucher l’arbre, parce qu’Adam le lui avait transmis ainsi l’ordre de D.ieu, de crainte qu’elle n’en vienne à manger du fruit défendu. Incidemment, ce Midrach montre les graves conséquences d’un manque de confiance mutuelle au sein du couple !

 

Commentaire sur le thème :

d. Caïn prend l’initiative d’offrir un sacrifice à l’Eternel, et son frère Abel suit son exemple. Or D.ieu accepte le sacrifice d’Abel et refuse celui de Caïn qui, par dépit, tue son frère cadet. Pourquoi le sacrifice d’Abel fut-il agréé, et pas celui de Caïn ? Selon certains commentateurs, c’est l’intention qui compte devant l’Eternel. Quand Abel décida d’offrir un sacrifice, il le fit de tout cœur, alors que Caïn l’avait apporté de mauvaise grâce, comme un tribut à payer au Seigneur.

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