Paracha Bo

                                                                                                     Paracha Bo - בֹּא

 

Au début de la Parasha Bo, Hachem demande à Moché de se présenter à nouveau avec Aaron chez Pharaon pour demander la libération du peuple juif… 

Puis la Parasha Bo relate les 3 dernières plaies (car 10 au total)… (« Arbé » = ארבה: Les sauterelles) (« ‘Hochekh » = חשך: les ténèbres) (« Makat Békhorot » מכת בכורות: La mort des 1ers nés)

Remarque :

La « Guematria » (valeur numérique) du mot בֹּא est 3 [(ב=2) + (א=1)]. Cela aide à se souvenir que cette Parasha relate les 3 dernières plaies.

La Parasha commence par le Passouk : כִּיאֲנִי הִכְבַּדְתִּי אֶתלִבּוֹ וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶלמֹשֶׁה, בֹּא אֶלפַּרְעֹה « Hachem dit à Moché : Viens vers Pharaon ! (Pour le mettre en garde) car j’ai alourdi son coeur... » 

- Pourquoi est-il écrit « Viens » au lieu de dire Vas ?

De cette formulation, nous apprenons que l’on ne quitte jamais Hachem car comme il est dit : מלוא כל הארץ כבודו (« Mélo khol Haarets Kevodo » = Il remplit toute la terre de Sa majesté), « Viens » signifie que Hachem est déjà présent là-bas car présent partout… 

Le Pirouch (explication) du mot Bo : Hachem dit à Moché, viens avec moi, car je suis avec toi…

[Pour la 8e plaie, Hachem endurcit à nouveau le cœur de Pharaon]. Le « Sefat Emet » explique : Hachem fait à nouveau des merveilles pour les Hébreux et endurcit le cœur de Pharaon pour montrer toute Sa grandeur… Et, de par Sa grande bonté, nous voyons qu’Il ne perd pas patience face à un Racha’ comme Pharaon et qu’Il le laisse encore en vie même s’il va contre Sa volonté …

Juste avant la 10eme plaie (« Makat Békhorot » מכת בכורות: La mort des 1ers nés), Hachem demande à Moché : רְעוּתָהּ, כְּלֵיכֶסֶף, וּכְלֵי זָהָב דַּבֶּרנָא, בְּאָזְנֵי הָעָם וְיִשְׁאֲלוּ אִישׁ מֵאֵת רֵעֵהוּ, וְאִשָּׁה מֵאֵת « Parle, s’il te plait, aux oreilles du peuple et qu’un homme demande de son prochain et une femme de sa prochaine des ustensiles d’argent et des ustensiles d’or… »

Rachi explique que le mot נָא signifie toujours une imploration. Transmets leur, je t’en supplie, car il ne faudrait pas que « Abraham Avinou » puisse prétendre que la prophétie « ils l’asserviront pendant 400 ans » s’est accomplie, mais pas celle qui dit « et ensuite ils sortiront avec de grandes richesses »

- Pourquoi Hachem a-t-il eu besoin d’implorer Moché d’emprunter aux égyptiens des objets de valeurs ? En quoi cet action est-elle difficile pour devoir en arriver à implorer de la faire ?

Dans la Guemara, il est dit qu’après tant d’années d’esclavage, les Hébreux étaient tellement pressés de sortir et de retrouver la liberté, qu’ils ne voulaient même pas perdre de temps à préparer et emporter quelques objets de valeurs…

Or, Hachem avait promis à Abraham, que le peuple juif sortirait avec de grandes richesses, il implora alors Moshé de suivre ces directives au peuple…

D’autre part, le fait de vouloir emprunter des objets de valeurs aux égyptiens paraissait sans intérêt pour les Hébreux... Même plus que cela ! Les Hébreux savaient pertinemment qu’ils ne retourneraient jamais plus en Egypte pour rendre les biens empruntés, alors pourquoi devoir les emprunter ?…

- Rabenou Nissim demande alors pourquoi Hachem a préféré ce moyen « d’emprunter » plutôt qu’un autre pour que les Hébreux sortent avec de grandes richesses ?

En fait, tous les miracles que Hachem réalise pour les Hébreux, servent à punir « mesure pour mesure » les Egyptiens : מידה כנגד מידה… 

(Exemple : L’ouverture de la mer rouge qui se referma sur les Egyptiens. Car les Egyptiens avaient décrété de tuer les 1ers nés garçons en les jetant au fleuve…) 

Ici, le fait d’avoir à emprunter les objets de valeurs, était un moyen d’inciter par la suite, les égyptiens à les poursuivre pour tout récupérer… et ce, jusqu’à la traversée de la mer rouge où ils ont pu être exterminés par le principe du « mesure pour mesure ».

Or comme d’après la loi juive une personne qui vous poursuit pour vous tuer vous devez le tuer ; Et tous les biens qui lui appartenaient vous reviennent…

Alors, les richesses égyptiennes empruntées appartiennent finalement en toute « légalité » au peuple Hébreu, vu que les égyptiens poursuivaient les Hébreux pour les tuer...

Pour annoncer la 10eme plaie (« Makat Békhorot » מכת בכורות: La mort des 1ers nés) à Pharaon, il est dit וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה, כֹּה אָמַר יְהוָה כַּחֲצֹת הַלַּיְלָה « Moché dit : Ainsi a parlé Hachem : Vers la moitié de la nuit… »

Dans la Guemara Berakhote, nos maîtres ont interprété כַּחֲצֹת « Vers la moitié » comme si Moché avait effectivement dit : « vers le milieu de la nuit… », à savoir : « aux environs du milieu de la nuit, tout de suite avant ou tout de suite après ». Il n’a pas dit « Au milieu » contrairement à ce que Hachem lui avait ordonné, car il a craint que les astrologues de Pharaon, à la suite d’une erreur qu’ils auraient pu commettre, en viennent à dire : « Moché est un menteur ! ».

Le Zohar Hakadosh explique cette formulation, par le fait qu’au milieu de la nuit pendant laquelle il y eut la 10eme plaie, il faisait encore jour. Et c’est ce qui justifie la raison pour laquelle tout de suite après la 10eme plaie, il est mentionné le mot בְּעֶצֶם « là même » :

מִצְרַיִםעַלצִבְאֹתָם וַיְהִי, בְּעֶצֶם הַיּוֹם הַזֶּה הוֹצִיא יְהוָה אֶתבְּנֵי יִשְׂרָאֵל, מֵאֶרֶץ « Ce fut en ce jour là même que Hachem fit sortir les fils d’Israël du pays d’Egypte, selon leur armées… »

La formulation « En ce jour là même » précise que là il s’agissait cette fois-ci de la vraie journée et non pas de la veille (c'est-à-dire pendant la 10e plaie au milieu de la nuit où il faisait encore jour)

C’est aussi ce qui explique le fait qu’il soit écrit dans le Livre de Bamidbar (Perek 8 Passouk 17) בְּיוֹם, הַכֹּתִי כָלבְּכוֹר בְּאֶרֶץ מִצְרַיִם « Le jour où j’ai frappé tout premier né en Egypte… ». Et la Guemara Sanhedrine nous enseigne : Hachem a frappé les 1ers nés la veille mais c’est le lendemain matin qu’ils sont morts…

Rabbi ‘Akiva Deker pose une question très intéressante : 

- Est-ce Hachem lui-même ou l’ange de la mort qui frappa les 1ers nés ?

Remarque :

 
Concernant la 10e plaie, il est dit d’une part : Hachem lui-même a frappé les 1ers nés garçons, et d’autre part il est dit : le « Malakh Hamach’hit » (l’ange de la mort) n’est pas passé chez les Hébreux, ce qui sous entend que le « Malakh Hamach’hit » a été chargé sous l’ordre de Hachem de frappé les égyptiens…

Nos maîtres nous enseignent :

Le rôle principal du « Malakh Hamach’hit » est de tuer, sans trop « réfléchir »… D’où l’intérêt du signe distinctif : les hébreux devaient asperger les poteaux de leur porte avec le sang du sacrifice de l’agneau Pascal (idole des égyptiens)… 

Alors le « Malakh Hamach’hit » devait frapper seulement les 1ers nés garçons du coté de la mère qui sont plus simples à identifier que ceux du coté du père. L’ange devait sauter les maisons des Hébreux pour épargner les 1ers nés garçons du coté de la mère … D’où la fête de Pessa’h (Passa’h = A Sauté). (En Egypte les hommes avaient plusieurs femmes (sans parler de l’adultère), pour retrouver le 1er enfant né d’un homme ce n’était pas chose évidente pour le « Malakh Hamach’hit »…) 

Hachem se chargea de frapper lui-même les 1ers nés garçons du coté du père.

- Comme il est dit dans la Torah : la 10e plaie a touché « TOUS » les 1ers nés garçons, c'est-à-dire du coté du père et de la mère. Or pour le « Pidione Haben » on se base sur les 1ers nés garçons du coté de la mère ! Comment expliquer cela ?

Jusqu’à aujourd’hui nous pratiquons lors d’une cérémonie avec un COHEN, le « Pidione Haben » le rachat du premier né garçon (du coté de la mère), en souvenir du miracle de la 10e plaie qui a épargné les Hébreux. 

Car à l’époque il n’était pas évident pour un homme, qui avait plusieurs femmes, de savoir qui il a fécondé en 1er (En effet, le 1er né du père n’est pas son premier bébé mais la première semence qui s’est jointe à une ovule pour créer un Œuf, féconder…)

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