Le vrai bonheur, c'est d'être connecté à la Source

eau-potable-2.jpg


Tanya, chapitre 33 :

וככה ממש דרך משל הוא ביטול העולם ומלואו במציאות לגבי מקורו, שהוא אור אין סוף ברוך הוא, וכמו שכתוב שם באריכות

De même, allégoriquement parlant, l'existence même du monde et de tout ce qui est en lui est annulé par rapport à sa source, qui est la lumière de Ein-Sof - l’infini divin - comme cela est expliqué là longuement.

והנה כשיעמיק בזה הרבה, ישמח לבו ותגל נפשו אף גילת ורנן בכל לב ונפש ומאד באמונה זו

Lorsqu’un homme méditera profondément et longuement sur cette notion [de l'unité véritable de Dieu], son cœur se réjouira avec cette foi ; son âme sera joyeuse par cela au point de se réjouir et de chanter avec tout son cœur, son âme et son pouvoir. 

כי רבה היא, כי היא קרבת אלקים ממש

Car cette foi est immense - quand elle remplit son esprit, elle constitue réellement [une expérience de] la proximité de Dieu. 

וזה כל האדם ותכלית בריאתו ובריאת כל העולמות עליונים ותחתונים

Ceci est [en fait] tout [le but] de l'homme, et le but pour lequel, lui et tous les mondes supérieurs et inférieurs, ont été créés :

להיות לו דירה זו בתחתונים, כמו שכתוב לקמן באריכות

[à savoir,] que Dieu puisse avoir une demeure ici-bas, comme cela sera expliqué plus loin longuement.

 

Tous les événements de l’existence ont une source. Le grand problème de l’homme est d’arriver à remonter à cette source qui est porteuse du message lui permettant de comprendre ce qui lui arrive. Toute la réalité (mitsiout) autour de nous est liée au "or ein sof barou’h hou" (à la volonté infinie du Maitre du monde). L’homme ne peut pas comprendre d’une manière innée les événements qui l’entourent, il faut qu’il fasse l’effort véritablement de partir à la recherche de la source.

Mais s’il fait cet effort, le Tanya assure qu’il atteindra la joie en son cœur et un sentiment de bien-être profond et intérieur grâce à cette prise de conscience. Pourquoi ? Car il n’y a pas de plus grand trésor sur terre que cette prise de conscience car c’est ce qui nous permet de nous sentir proche du Maitre du monde. Et c’est le but véritable de l’existence d’un homme d’arriver à ressentir la présence d’Hachem avec nous dans ce monde ici-bas.

Le mot « mitsiout » va nous permettre de comprendre ce qu’est la réalité qui nous entoure. Ce mot vient du mot « mitsia » qui signifie une « trouvaille ».

Comment se fait-il que la réalité qui nous entoure s’appelle une trouvaille ?

Il est écrit dans les Tehilims : "Al zot itpalel kol hassid elekha leet matso/un homme doit prier toute sa vie pour le moment de la trouvaille".

Toute la vie est une préparation à la rencontre de ce moment « trouvé ». Autrement dit, nous pouvons vivre pendant des années seulement dans le but d’arriver à ce moment qui permettra à notre vie de prendre tout son sens. C’est le moment où l’on nous attend au tournant, si l’on peut dire. Ainsi, avant d’atteindre ce moment, toute notre existence est une préparation à ce moment et après, c’est une conséquence de ce moment.

Les maitres du Talmud s’interrogent : qu’est ce que le moment trouvé ? Plusieurs réponses sont données. L’une des réponses est : la femme avec laquelle nous allons nous marier. Toute notre vie tourne autour de cette rencontre.

Pourquoi cela s’appelle une trouvaille ? Pourquoi un événement si important dans la vie d’un homme s’appelle t-il une « trouvaille » ? Pourquoi la réalité qui nous entoure s’appelle-t-elle une trouvaille ?

Autrement dit, trouver un billet de 100 euros au hasard d'une promenade et trouver son zivoug est appelé de la même manière : une trouvaille. Un homme doit arriver à comprendre que dans sa vie il ne rencontre que des mitsiot, que des objets trouvés. Le problème, c'est que généralement on a du mal à accepter que cela fonctionne de la sorte car on agit et fait énormément de choses pour arriver à nos fins. Par exemple, lorsqu’on travaille et qu’à la fin du mois on reçoit un salaire, il est très difficile pour nous d’admettre que ce salaire soit une trouvaille puisqu’il est le fruit de notre travail et de nos efforts. C’est un dû, c’est la conséquence de notre travail, du moins c’est ce que nous affirmons.

Nos maitres disent tout l’inverse : toute la réalité qui nous entoure n’est constituée que de trouvailles. L’effort pour travailler ou bien la quête de notre épouse ne sont en vérité que des voiles nous donnant le sentiment qu’ils sont notre dû. Mais fondamentalement, avant que notre âme ne descende sur terre, elle sait déjà tout et absolument tout ce qui va lui arriver. Et tout cela lui sera proposé et donné comme des objets trouvés, sans qu’elle n’en ait le choix.

A quel niveau se trouve alors le principe du libre arbitre ?

Le monde a été créé sur le principe du « olam » qui vient de « élem » (voile). Pourquoi le monde s’appelle-t-il le voile ? Car il a été construit sur le principe du voile, c’est-à-dire sur ce que D-ieu va te contraindre à faire (acher bara élokim laassot). Et donc en faisant et en agissant, nous créons voile sur voile car en faisant nous avons la sensation que nous sommes les auteurs de notre réussite : j’ai cherché ma femme, je l’ai voulu, je me suis marié avec elle etc.. Tout cela n’est en réalité qu’un voile car nous vivons dans le monde de la Assia (de l'action) et l’on ne peut pas changer le fait de se marier avec untel, ou d’avoir tant d’enfants.

En d’autres termes, d’un côté, D-ieu nous demande de faire (acher bara élokim laassot) mais d’un autre côté, en faisant, je crée des voiles (voilant la Source).

Quel est donc le travail de l’homme ? Le Tanya explique : tahlit briato chel adam/le but profond de l’homme, c’est de faire... sans se faire piéger par les voiles ! C’est de faire tout en sachant remonter à la Source, en ayant conscience que ce que j’accomplis n’est en réalité qu’une mitsia.

Toutefois, un problème fondamental se pose : cela veut-il dire que même lorsque je fais le mal, cela est une mitsia et que donc je n’en suis pas responsable ?

Affirmer cela est très dangereux car selon nos maitres, cela était la faute véritable de Caïn. En effet, après que Caïn ait tué son frère Abel, D-ieu demande à Caïn où se trouve Abel. Caïn lui répond alors « suis-je le gardien de mon frère ? ». A un premier niveau, nous pouvons nous interroger : comment Caïn peut-il avoir l’audace de répondre ainsi à D-ieu et surtout comment se fait-il qu’il puisse encore parler avec D-ieu après avoir commis un tel acte ?!!

Nos maitres expliquent que la faute de Caïn se trouve à un niveau extrêmement haut et subtil. Caïn avait une telle dvéqout (adhésion) avec Hachem qu’il ne pouvait imaginer possible le fait qu’une chose sur terre puisse se passer sans la Volonté d’Hachem. Il s’imaginait que si D-ieu n’était véritablement pas d’accord avec son agissement, Il le lui ferait comprendre en l’empêchant d’agir. Caïn savait que rien ne pouvait se faire sans la Volonté d’Hachem et donc si D-ieu ne s’est pas interposé entre lui et son frère, c’est que D-ieu Lui-même était d’accord avec son acte ! Plus encore, il s’est demandé : « d’où me vient cette envie et cette force de le tuer si ce n’est pas de Toi ? Et si véritablement Tu ne voulais pas que je commette un tel acte tu aurais pu (dû) m’empêcher d’agir !». D’ailleurs, plus loin dans l'histoire biblique, le roi A’hav voulut sacrifier une idôle à la place d’un animal. C’est alors que rentra un prophète pour lui demander d’arrêter. Le roi refusa. Le prophète lui dit alors que s’il ne veut pas s’arrêter, c’est son bras qui va s’arrêter. A ce moment là, son bras s’arrêta (par miracle). Ce qui veut dire que lorsque D-ieu veut empêcher quelqu’un d’accomplir un méfait, Il sait le faire. Ainsi, à la lueur de cette histoire biblique, la question de Caïn s’accentue : si Tu ne voulais pas que je faute, Tu aurais dû m’arrêter.

Comment a réagi le maitre du monde ? D’une certaine manière, Il a été coincé. Pourquoi ? Parce qu’il a dit à Caïn, suite à son méfait, que sa punition est qu’il devra errer d’endroits en endroits. Or, cette punition n’est applicable seulement lorsqu’une personne commet un crime par inadvertance. Mais Caïn a, lui, bien commis un crime volontairement ! Il aurait alors dû être puni en tant que tel c’est-à-dire, être tué. Les commentaires expliquent que Caïn était à un tellement haut niveau de dvéqout d’Hachem, il avait une telle exagération de sa compréhension sur le fait que D-ieu gère le monde qu’il était persuadé que si D-ieu l’avait laissé faire, c’est que D-ieu voulait ! Ainsi, sincèrement, il se croyait innocent. C’est pour cela que D-ieu l’a jugé comme quelqu’un qui a tué par inadvertance.

Revenons au sujet de départ. Que doit faire l’homme ? Il doit constamment remonter à la Source et c’est cela véritablement le sens de la vie d’un homme : de ne pas se laisser avoir par les voiles et savoir que même si l’on croit que c’est nous qui agissons, en réalité, ce n’est que Lui.

Mais si ce n’est que Lui, où est alors le libre arbitre ?

Hachem a prévu un système qui est le suivant : quand tu fais quelque chose de bien, sache que toute la réalité dans laquelle tu vas te trouver est une réalité "voilante" mais qui ne t’empêche pas de remonter à la Source, c'est-à-dire que les voiles ne seront pas suffisamment opaques et ne nous empêcheront pas de remonter à la Source. Par exemple, si tu gagnes honnêtement ta vie et bien que tu ais fait des études, passé des diplômes etc.. (qui constituent des voiles), tu peux remonter à la Source parce que le travail est honnête.

Mais si tu te mets dans une situation de malhonnêteté, de faute, alors sache que tu vas te déconnecter de la Source, tu ne pourras plus remonter à la Source, c'est-à-dire que tu seras persuadé que ce n’est QUE toi et tes diplômes qui t’ont permis d’accéder à tel travail. 

Par exemple, lorsque j’aide une personne et que cela me demande un grand effort et qu’à ce moment je me considère comme un super homme au point d'en éprouver de l'orgueil, malgré tout, comme j'ai fait le bien, je peux remonter à la Source et me rendre compte que finalement ce bien que j'ai fait, je le dois en premier lieu au maitre du monde qui m'a permis de le faire.

Mais si je fais le mal, je donne un coup de poing à quelqu’un parce qu’il m’a pris ma place de parking, je ne peux plus remonter à la Source, je suis alors déconnecté de cette prise de conscience. C’est ce que nos maitres appellent le « karet » (la coupure) : je vis alors dans une conscience qui ne tourne qu’autour de moi. Je ne peux plus remonter à la Source. Il est vrai que le type en question devait certainement se prendre un coup de poing selon les calculs de D-ieu et le maitre du monde a fait en sorte que ça soit moi qui le lui donne. Mais la question est : pourquoi est-ce moi que le maitre du monde a choisi pour lui asséner un coup de poing ? Seulement, au moment de l’action je ne pense pas de la sorte, je ne pense pas que je suis un instrument d’Hachem, je pense que je suis le décideur. Pourquoi ? Parce que je me trouve en situation de faute et qu’à ce moment là, je suis déconnecté d’Hachem.

Quelle était donc la faute de Caïn ? C’est qu’à partir du moment où il est en situation de faute, il est déconnecté de la source et ne peut plus alors ressentir qu’il est un instrument. Lui se voit comme le décideur au moment de l’acte. Et c’est seulement après coup qu’il dit : "rien ne peut se faire sans Toi Hachem !". En d’autres termes, il s’est senti comme le décideur avant le crime mais comme instrument après le crime ! C’est ici que tout se joue. Caïn a voulu se déculpabiliser de la faute en rejetant la faute sur Hachem, mais après coup. Nous comprenons à présent le principe de mida kénégued mida : nous sommes jugés sur notre compréhension des choses avant le méfait et non après.

On peut trouver le genre de faute qu’a commise Caïn dans notre vie quotidienne. On a souvent tendance à se dire lorsqu’on faute « je m’arrangerai avec Hachem, Il comprendra ». Mais d’où nous vient cette réaction de justification ? Pourtant nous savons que nous sommes en train de fauter, sinon nous ne nous dirions pas cela.

« Je m’arrangerai avec Hachem, Il comprendra » signifie : "Il ne peut pas ne pas comprendre dans quelle situation je me trouve, vu le contexte dans lequel je me trouve ! Autrement dit, je n’ai pas d’autres choix que de fauter. Et s’Il voulait que je ne faute pas, Il n’avait qu’à ne pas me mettre dans une telle situation ! Je suis dans une situation que je n’ai pas choisi, et si D-ieu existe, Il en est peut être responsable de cette situation. Donc, comment me demander des comptes alors que c’est lui qui m’a amené dans cette situation ?! ». En d’autres termes, on se convainc que c’est Lui le responsable de notre situation et donc de nos mauvais agissements. Quelle est donc la faute ? Tu es jugé par rapport à ce que tu comprends et ressens au moment où tu agis.

Le souvenir de l'homme entraine le souvenir d'Hachem

Le cadre de notre vie a déjà été décidé avant que notre âme descende sur terre. L’âme sait tout. Mais lorsqu’elle entre dans le corps, elle ne se souvient de rien car le corps constitue un voile pour elle. C’est la raison pour laquelle nos maitres disent que lorsque le maitre du monde du monde demande à l’âme de descendre sur terre, elle refuse. Ce n’est qu’après que le maitre du monde lui montre la « récompense » qui l’attend si elle réussit sa mission sur terre qu'elle est prête à descendre. En résumé, l’âme descend sur terre et part à la recherche de sa "mémoire perdue".

Beaucoup de mitsvot commencent d’ailleurs par le mot « zakhor » (souviens-toi). « zakhor leyom hachabbat/ souviens toi du jour du chabbat ». Le chabbat fait partie de cette mémoire. Pas le chabbat en tant qu’actes mais en tant que message : on se reconnecte à D-ieu, on retourne (chabbat qui a pour racine "lachouv/retour") à la Source.

Mais une question se pose : pourquoi nous demande t-on de nous souvenir ? On ne peut se souvenir que de ce qui a été connu. En réalité, cette connexion, nous l’avons en nous depuis toujours car fondamentalement avant que l’âme ne descende sur terre, elle était connectée à la Source. A présent qu’elle descend dans le corps, dans le monde du voile, notre travail est de nous souvenir, de retrouver la mémoire. On ne nous demande pas de « trouver » mais de nous « souvenir » parce que cela est déjà en nous. Nous devons donc déchirer les voiles pour remonter à la Source.

C’est pour cela que pour parler de la fin de l’exil, il est dit « Je Me souviendrai d’Avraham, Yitshak et Yaacov ». Car tout fonctionne sur le principe de mida kenegued mida, lorsque nous oublions, Hachem oublie aussi. Cette promesse de D-ieu est restée en mémoire. Quand nous remontons à la Source, Hachem revient à la promesse. Le zakhor de l’homme entraine le zakhor d’Hachem.

Toutefois, pour remonter à la Source, nous ne devons pas être dans un système de fautes. Donnons l’exemple de l’ordinateur :

- 1er niveau : lorsque je finis un travail sur mon ordinateur, je l’enregistre sur la mémoire. Il est alors très facile à retrouver.

- 2eme niveau : je décide de me débarrasser du fichier et je l’efface. Je le mets donc dans la « Corbeille ».

- 3ème niveau : je veux le supprimer de la « Corbeille », l’ordinateur me demande « vous êtes sûr de vouloir supprimer ce fichier ? ». Je clique sur « Oui » et voilà le fichier perdu. Mais il existe encore un moyen de le récupérer en faisant appel à un ingénieur.

Le 1er niveau fait allusion au Juif qui fait le bien, qui est connecté à la Source. Il lui suffit de cliquer sur le fichier pour l’ouvrir, de pratiquer les mitsvot pour se connecter à Hachem.

Le 2ème niveau fait allusion au Juif neutre, qui ne fait ni le bien ni le mal. Il s’agit du Juif qui mène une vie dénuée de sens. Par exemple, il n’est pas contre lorsqu’on lui propose de mettre les tefilines, mais il n’a pas pour autant la présence d’esprit de se rappeler et les mettre tous les jours. Pour autant, il lui suffit juste de cliquer sur la corbeille pour pouvoir ouvrir son fichier. C’est aussi facile d’aller le récupérer dans la corbeille que de le récupérer dans sa catégorie (cf 1er niveau). Toutefois, c’est tout de même le niveau en dessous parce qu’il s’agit de la dernière étape avant la suppression de son fichier.

Le 3ème niveau fait allusion au Juif qui faute. Il s’agit de celui qui a supprimé le fichier de la corbeille , de celui qui refuse lorsqu’on lui propose de mettre les tefilines. Mais même malgré cela, il y a encore un moyen de réparer. Pour cela, il doit faire appel à un ingénieur pour qu’il l’aide à retrouver son fichier. Cet ingénieur n’est autre que le maitre du monde Lui-même. Seulement, de la même manière que cela coute cher de faire venir un ingénieur, la techouva coûte également cher. La techouva marche mais le prix à payer est lourd.

Maintenant, si vraiment le Juif qui faute ne fait pas l’effort de faire appel à un ingénieur, que fait alors le maitre du monde ? Il le laisse alors dans sa mémoire perdue.

Pourquoi devoir remonter à la Source ?

Pour arriver à ce que tout le monde aspire : au bonheur.

Car à quoi l'homme aspire-t-il ?

A l’argent ? Oui et non. On n’aspire pas à l’argent pour l’argent mais pour ce qu’il va nous apporter : le bonheur (si toutefois il y a un lien entre l’argent et le bonheur).

A la santé ? Oui et non. On n’aspire pas à la santé pour la santé mais pour pouvoir atteindre le bonheur.

A  la réussite ? Oui et non. On n’aspire pas à la réussite pour la réussite mais pour avoir le bonheur.

Finalement, nous aspirons au bonheur. C’est cela le but, le reste n’est que le moyen. Qu’a fait le maitre du monde ? Il a donné à l’homme le moyen d’avoir tout ce qu’il voulait sans Lui, excepté une chose : le bonheur. Celui qui recherche le bonheur doit passer par la connexion avec Hachem. Seulement, nous ne savons plus aujourd’hui dans notre société moderne ce que signifie « être connecté à Hachem ». On peut être un très bon Juif qui prie, étudie, fait Chabbat, mange Casher etc.. et ne pas être pour autant connecté avec Hachem. Le Tanya explique que celui qui est connecté à Hachem, sa vie n’est que chant et joie (guil vérina) ! Notre vie est-elle chant et joie ? Pour la plupart d’entre nous, ce n’est pas le cas. Et pourtant, nous pratiquons les mitsvot ! Comment cela se fait-il? Tout simplement parce que les mitsvot ne permettent que la "connexion au réseau", elles ne permettent pas encore la "navigation sur Internet". A titre d'exemple, un homme qui a une soudaine envie de peindre peut acheter les meilleurs peintures et pinceaux du monde mais s'il ne sait pas peindre, son "œuvre" ne ressemblera à rien et par conséquent, les meilleurs outils qu'il a utilisé ne lui auront été d'aucune utilité. A l'inverse, un véritable peintre, un artiste, peut peindre des chef-d’œuvre mais s'il n'a pas les outils adéquats et nécessaires, il n'y arrivera pas.

Tout le monde aura compris que la peinture et les pinceaux représentent les mitsvot, les 613 fils permettant la "connexion". Mais, ces dernières ne sont que les "outils" (bien qu'obligatoires). A nous de savoir bien les utiliser, en étant des "peintres" nous permettant de faire de notre existence une "merveilleuse toile", et de vivre une vie pleine de sens telle que le maitre du monde le désire pour chacun d'entre nous...

D'après les enseignements du Rav Dynovisz

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site